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  • L’amélioration de la vie chez les hommes vieillissants : envisager l’importance de la testostérone

    Président : David Greenberg, B.A., M.D., co-président du comité d’adhésion, Canadian Society for the Study of the Aging Male, Toronto, ON; membre de la direction, département de la médecine familiale et communautaire, St. Joseph's Health Centre, Toronto, ON.

    La prévalence de l’hypogonadisme parmi les hommes souffrant du diabète de type 2 ou du syndrome métabolique — est-ce pertinent sur le plan clinique?

    Conférencier : Jeremy Gilbert, M.D., FRCPC, Endocrinologie et métabolisme, Sunnybrook Health Sciences Centre, Toronto, ON.

    Le Dr Jeremy Gilbert a discuté de la pertinence clinique du lien entre le diabète de type 2/ le syndrome métabolique, et l’hypogonadisme parmi les hommes vieillissants. Il a souligné que c’est un thème qui mérite une certaine attention, étant donné la situation épidémique croissante du diabète et du syndrome métabolique, et leur prévalence croissante chez une population vieillissante.
    À titre d’exemple d’un scénario cli-nique commun où il y a un faible taux de testostérone en présence du syndrome métabolique, le Dr Gilbert a décrit un patient de sexe masculin âgé de 55 ans se plaignant de fatigue, mauvaise concentration, baisse de la libido et faiblesse musculaire. L’état métabolique du patient (pression artérielle de 140/90, tour de taille de 102 cm, indice de masse corporelle [IMC] de 29, une glycémie à jeun de 6.7, cholestérol de 5.7, HDL de 0.9, LDL de 3.5, triglycérides de 2.8) correspondait au syndrome métabolique; il possédait un faible taux total de testostérone de 9 nmol/L. Comment ce taux de testostérone devrait-il être envisagé de façon clinique? Jusqu’à quel point la situation est-elle inquiétante?

    Ce cas hypothétique est caractéristique du type de patient qu’il rencontre, qui souffre du syndrome métabolique. Le Dr Gilbert a souligné le fait que d’autres patients souffrent de conditions de santé semblable : 2.4 millions de Canadiens souffrent actuellement du diabète; de plus, on estime que 570,000 souffrent de diabète de type 2 non diagnostiqué. Approximativement 6 millions de Canadiens sont atteints de prédiabète ou sont à haut risque de développer le diabète de type 2. Cet important fardeau posé par ces conditions comprend certains sous-groupes d’ethnicité et d’âge où les taux de maladie ou de risque de maladie sont plus élevés. Les données actuellement disponibles sous-estiment possiblement le risque et prévalence de maladie, surtout parmi les patients d’âge avancé.

    La prévalence estimée de l’hypogonadisme varie entre 20 et 64 %, d’après l’étude. Il a été démontré de façon consistante que les taux de testostérone ont une relation inverse à l’IMC. Le Dr Gilbert a cité des données de plusieurs études, y compris une méta-analyse du JAMA chez des patients diabétiques, démontrant que la prévalence de patients souffrants d’hypogonadisme parmi des patients atteints du diabète de type 2 est de 2 à 3 fois plus élevée. Les études transversales étudiées indiquent que les taux de testostérone sont significativement plus faibles chez les hommes souffrant de diabète de type 2 (différence moyenne, –76.6 ng/dL; intervalle de confiance [IC] à 95 %, -99.4 à –53.6). Des études prospectives ont démontré qu’un taux plus élevé de testostérone chez les hommes (étendue de 449.6 à 605.2 ng/dL) les rend 42 % moins susceptibles d’être atteint du diabète de type 2 (RR, 0.58; IC à 95 %, 0.39 à 0.87).1

    Le Dr Gilbert a énoncé que les données qui supportent le lien sont robustes. Il a cité une étude finlandaise qui a évalué le lien entre un faible taux de testostérone et la globuline liant les hormones sexuelles (SHBG), et le développement du syndrome métabolique et du diabète.2 De tous les 702 sujets étudiés (sans diabète ou syndrome métabolique en début d’étude), 147 ont développé le syndrome métabolique et 57 ont développé le diabète, au cours des 11 années du suivi. Il a été constaté que le syndrome métabolique est 2 à 3 fois plus commun parmi ceux avec un faible taux de testostérone. Les auteurs de l’étude ont conclu que l’hypogonadisme est un indicateur précoce des perturbations de l’insuline et du métabolisme du glucose, et peut donc prédire la progression au syndrome métabolique ou au diabète.

    Le Dr Gilbert a aussi souligné les résultats de l’étude, L’hypogonadisme chez les hommes, où une prévalence importante d’hypogonadisme parmi les hommes vieillissants atteints du syndrome métabolique a été démontrée.3 Les chercheurs ont documenté la prévalence de l’hypogonadisme en mesurant les taux complets de testostérone chez les hommes âgés de ≥45 ans (âge moyen de 60.5 ans) visitant des pratiques de soins primaires aux États-Unis. Ils ont observé une prévalence totale de 38 %. L’étude a démontré, ce qui est important, lesquels des facteurs de comorbidité peuvent se manifester chez les hommes atteints d’hypogonadisme recevant des soins primaires : plus les risques d’être atteint du syndrome métabolique sont élevés, plus il est probable que les taux de testostérone des patients soient faibles. Puisqu’il existe un lien important entre le syndrome métabolique et l’hypogonadisme, serait-il possible de corriger les composantes du syndrome métabolique en ajustant les taux de testostérone? Il est un fait établi que chez les hommes souffrant d’une carence androgénique, un traitement de remplacement de testostérone entraîne une amélioration de la mémoire, une meilleure humeur, une augmentation de la libido, une meilleure composition corporelle avec plus de masse maigre et moins de réserves de gras, une masse corporelle plus faible, et une augmentation du volume et de la force des muscles, aussi bien qu’une meilleure densité osseuse (Figure 1). Mais quelles sont les implications du traitement de l’hypogonadisme pour le diabète ou le syndrome métabolique? Les données démontrent que des suppléments de testostérone entraînent la croissance des muscles, empêchent le développement des préadipocytes et augmentent la sensibilité des cellules musculaires à l’insuline. Le Dr Gilbert a cité deux études qui ont analysé cette corrélation.



     


    Il a parlé d’un essai croisé à double insu, contrôlé par placébo, chez 24 hommes souffrant d’hypogonadisme et de diabète de type 2, où il fut démontré que la thérapie de remplacement de la testostérone améliore significativement l’insulinorésistance et le contrôle glycémique.4 De plus, une deuxième étude publiée en début de 2009, chez 95 hommes d’âge moyen et d’âge plus avancé, atteints d’hypogonadisme, démontra une amélioration des indicateurs du syndrome métabolique après l’administration de la testostérone.5
    Le Dr Gilbert a recommandé que lorsqu’un patient se présente en clinique avec des symptômes équivalents à ceux du patient de 55 ans souffrant du syndrome métabolique, tel son exemple, qu’une vérification des taux de testostérone soit faite. Il affirme que les cliniciens qui offrent des soins de santé primaire et qui travaillent en médecine interne devraient plus fréquemment prendre la testostérone en considération.

    Étant donné qu’il a été démontré que la probabilité d’être atteint du syndrome métabolique est de 2 à 3 fois plus élevée chez ceux souffrant d’hypogonadisme, le remplacement de la testostérone pourrait s’avérer d’une utilité clinique pour améliorer les paramètres du syndrome métabolique. Le Dr Gilbert a cependant conseillé que des données additionnelles d’essais comparatifs plus considérables sont nécessaires pour démontrer l’utilité clinique de la thérapie de remplacement de la testostérone pour des résultats cardiologiques (p. ex. maladie cardio-vasculaire) liés au syndrome métabolique dans le contexte de l’hypogonadisme.

    Références

    1. Ding EL, Song Y, Malik VS, et al. Sex diffe-rences of endogenous sex hormones and risk of type 2 diabetes: a systematic review and meta-analysis. JAMA 2006;295:1288–99.
    2. Laaksonen DE, Niskanen L, Punnonen K, et al. Testosterone and sex hormone-binding globulin predict the metabolic syndrome and diabetes in middle-aged men. Diabetes Care 2004;27:1036–41.
    3. Mulligan T, Frick MF, Zuraw QC, et al. Prevalence of hypogonadism in males aged at least 45 years: the HIM study. Int J Clin Pract 2006;60:762–9.
    4. Kapoor D, Goodwin E, Channer KS, et al. Testosterone replacement therapy improves insulin resistance, glycaemic control, visceral adiposity and hypercholesterolaemia in hypogonadal men with type 2 diabetes. Eur J Endocrinol 2006;154:899–906.
    5. Haider A, Gooren LJ, Padungtod P, et al. Concurrent improvement of the metabolic syndrome and lower urinary tract symptoms upon normalisation of plasma testosterone levels in hypogonadal elderly men. Andrologia 2009;41:7–13.

    Symposium parrainé par Solvay.